Le poème est mort / par : Mohsen Elbelasy

By : Mohsen Elbelasy

Le poème est mort

Mohsen Elbelasy

Translated by : pierre petiot

Il continuait comme une ombre perdue.

Portant un manteau rouge en un temps de taureaux meurtriers.

Comme une grenouille maigre, Il dort dans les débris de lui-même.

Il mange de la mort fraîche.

Il saute par-dessus des rochers brûlants désespérés.

Le dieu poète est mort Laissant beaucoup de vieux humains derrière, La

poussière épaisse demande:

Que trouveras-tu derrière le dernier fort de ce qui est  caché dans le cristal lumineux du soleil ?

Le poème est mort dans le lit d’un esclavagiste.

Le poème est mort dans le lit de l’esclavagiste.

Et Toi…… Tu es une jungle de vieux désirs.

Quoi ?

Que dirais-tu d’une scène qui chassa les papillons de l’impossible?

Ô poussière, sois une guitare…

… Il en est ainsi

Sois un homme portant un manteau de pianos qui joue une symphonie de débris et de soif qui choient.

Danse, ôte la poussière et crache toute la peste qui habite les têtes de ces fourmis sur les places.

Sur le Sonnet des routes brisées…

danse et sois une claque brûlante qui brise la monotonie des ombres mourantes.

La nuit passe.

Et les papillons du rêve explosent comme une mort…

Ligne en ligne,

couleurs étendues dans les huîtres du Dépérissement.

Et le sang du mouton tissé de menottes qui pendent au-dessus de ta tête,

Forme une guirlande  de gomme éternelle

Cher poète ……

Tu es un tombeau saturé par l’avant-dernière fumée de la mort….

Les cloches de la Négation frappent ton cou brisé..

Les coffres de tes tombes chantent l’heure de pointe….

Tu es cloué au mur des araignées coiffées de chapeaux de pillards….

Volant au-dessus des épines de l’attente …

Rouge comme l’eau

Bleu comme le feu

Noir comme l’air.

Ô peintre Beaucoup de sauterelles viennent survoler ta palette de couleurs….

Des sauterelles et encore plus de sauterelles, Des saignements et encore plus de saignements

Ô peintre

Ne fais pas de la Planche à dessin ce que fait le boucher quand il décapite les agneaux utopiques…

Fais de ta peinture un microscope délirant qui ne soit pas dans les linceuls logiques du gypse….

Dessine des menottes fripées et une bouteille de vin portant le rougissement de la foule des cris…

Ô musicien …

Je ne veux rien entendre qui me fasse mourir… ..

O musicien joue quelque chose comme un poing serré, comme  des visages qui ne s’agenouillent pas.

Et du son, tire un marteau

Petit à petit

écris des lettres qui ne s’envolent pas les cheminées… ..

Ô, esprit vague et brûlant Explose

Ou bien es-tu mort en silence, mêlé de pâleur Mêlé de peur…

O main qui s’est emplie d’yeux volcaniques ..

Gifle mon visage malheureux, brise le pour qu’il ne tombe pas dans les tissus des araignées et pendu aux crocs des cochons….

Jusqu’à ce que l’Hallucination meure et soit remplacée par un vide neuf…

Ici, dans cette rue sale et sanglante…

Le loup poète a été tué Des larmes mêlées à son sang noir,

étiré Et la nuit coulant de sa bouche sur les trottoirs de l’expatriation.

Ta rue, où toutes les clés sont perdues, chargées de serrures,

tu mourras comme le dieu poète et comme le poème

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