Abdul kadir Al-Janabi issues : issue number zero of the new magazine: REVUE DE LA POESIE IN TOTO/Presentation and downlouding link

Downlouding link of the issue zero of

revue de la poésie in toto

https://drive.google.com/file/d/1UGYTxPIvIuQt5SNihlYzXHUwnCwyGQNR/view?usp=drivesdk

Presentation by :

pierre petiot : eng /fr

Issue zero – a martyr issue – of revue de la poésie in toto (En. review of poetry totally) coddles us, quenching our thirsts with marvels  and questions. La mort est si tapageuse... (En. Death is so noisy) starts the introduction, questioning us further about the weight of language. 

The text by Abdul Kader El Janabi that follows right after examines the situation of poetry in the dark abyss of an empty era, that reduces our lives to an ethernal present that has nothing of a gift. And yet, beyond… Poetry anyway ! Poetry against all odds ! Poetry that, in this time, as it did since  the dawn of all human times, takes hold of the poet, as it is true that one does not become a poet, but just realizes he is.

Then come some beautiful texts, miracles by Jerome Rothenberg, Prague moments by Marc Kober, troubling railways-driven images by Jean-Pierre Le Goff or reliquary by Axel Sourissau …

Charles Illouz reminds us a little further that poetry has no author, in a completely different meaning than that, collective, of the pooling of thoughts that is usual among surrealists. Poetry has no author because it is the expression of the world itself flowing through the poet, of the world as a radical experience, that is to say as the moment when the poet vanishes in a fusion with the experience itself. “Poetry is what touches the being beyond the individual” as Guy Cabanel rightly says  below.

And… Yes, further, some poems by Abdul Kader El Janabi too, of which I would not say anything that they would not, much better, say by themselves. Except for what concerns Le poème est une lueur (En. The poem is a gleam), an ardent salute to the ardent courage of Ghadah Kamal and Mohsen Elbelasy, coming from a man who certainly knows what it is. A salute that we will find again a little further in Surrealismo furioso, a presentation of the activities and stakes of the group of surrealists gathered around the review The Room: It’s a spider That spins its web Like a rustle of silk. (Ghadah Kamal).

Of the quotes gathered in Désormais le poème s’expose (En. Henceforth the poem exposes itself), I especially retained that of Noël Arnaud whose life was so closely connected with the poetic and artistic backbone of the second half of the 20th century, that it would be worth to be better known, that of Jean-Louis Bédouin, that of Guy Cabanel which I cited above, and that of the Czech surrealist Prokop Voskovec, whose destiny, woven with exile, recalls another one … And more others.

It is fair, it is honest, and it is finally precious, that Abdul Kader El Janabi reminds us of the justifications which were given to the dissolution of the Paris surrealist group, through an interview with Jean Schuster which he carried out in 1986. One may  thus choose to enter into controversy and some may even decide to vertically ignore what Jean Schustern said, but at least that will be done in full knowledge of the rationales that were given.

And of course the whole review is – as it should be – certainly  not illustrated, but rather haunted by the echoes of drawings, images and collages …

Le numero zéro, numéro martyre, de revue de la poésie in toto nous choie, nous abreuve de merveilles et d’interrogations. La mort, si tapageuse en donne l’introduction, nous questionnant sur le poids du langage. Le texte d’Abdul Kader El Janabi qui suit examine la situation de la poésie au creux d’une époque vide, toute emplie d’un présent qui n’a rien d’un cadeau. La poésie envers et contre tout. La poésie qui, en ce temps ci, comme à l’aube de tous les temps humains, s’empare du poète, tant il est vrai que on ne devient pas poète, on s’en aperçoit.

Puis viennent quelques beaux textes, miraculeux de Jerome Rothenberg, praguois de Marc Kober, ferroviaires de Jean-Pierre Le Goff, reliquaire d’Axel Sourissau…

Charles Illouz nous rappelle un peu plus loin que la poésie n’a pas d’auteur, en un tout autre sens que celui, collectif, d’une mise en commun des pensées des surréalistes. La poésie n’a pas d’auteur parce qu’elle est l’expression du monde lui-même traversant le poète, du monde comme expérience radicale, c’est à dire comme moment ou le poète disparaît dans sa fusion avec l’expérience elle-même. « La poésie est ce qui touche l’être au-delà de l’individu » dit plus loin Guy Cabanel.


Plus loin, quelques poèmes de Abdul Kader El Janabi aussi, dont je ne dirais rien qu’ils ne disent bien mieux eux-mêmes… Sauf pour ce qui concerne Le poème est une lueur, salut ardent au courage ardent de Ghadah Kamal et de Mohsen Elbelasy venant d’un homme qui sait, certes, ce qu’il en est. Salut qu’on retrouvera repris un peu plus loin dans Surrealismo furioso, présentation des enjeux et des activités du groupe de surréalistes réuni autout de la revue The Room : C’est une araignée Qui file sa toile Comme un bruissement de soie (Ghadah Kamal).

Des citations rassemblées dans Désormais le poème s’expose, j’ai surtout retenu celle de Noël Arnaud dont la vie épousa si étroitement l’épine dorsale poétique et artistique de la seconde moitié du 20e siècle, qu’il vaudrait d’être mieux connu, celle de Jean-Louis Bédouin, celle de Guy Cabanel citée plus haut, et celle du surréaliste tchèque Prokop Voskovec, dont le destin tissé d’exil en rappelle un autre… Et quelques autres.

Il est juste, il est honnête, il est précieux enfin, qu’Abdul Kader El Janabi nous rappelle les justfications qui furent données à la dissolution du groupe surréaliste de Paris au travers d’une interview de Jean Schuster qu’il a réalisé en 1986. On peut ainsi choisir d’entrer en polémique, on peut même décider d’ignorer verticalement ce que dit là Jean Schustern mais du moins le fait-on alors en connaissance de cause.

Bien entendu toute la revue est – comme il se doit – non pas certes illustrée, mais plutôt hantée par les échos de dessins, d’images et de collages…

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